BLABLA...

Blogueuse or not blogueuse ?

Une blogueuse (mode) influente, cʼest la bonne copine qui parle à 20 000 personnes par jour »
LʼObs – Elodie Jacquemond, agent de blogueuses depuis 2011.

Alors on ne va pas se mentir :
– 20 000 personnes ne passent pas ici (un jour peut être ou pas),
– Je ne parle pas de mode,
– Je n’ai pas d’agent,
– Et surtout, ce blog ne me fait pas vivre.

Car derrière chaque nouvelle petite blogueuse, se cache une salariée !

Pour ma part je ne me considère absolument pas comme tel.
Une blogueuse étant, pour ma définition, une «influenceuse».
À moins que je tʼinfluence en quelque chose (si cʼest le cas préviens moi tu seras mignon)
Je considère plutôt mes articles comme des « chronik ».

(Hey ! cʼest le nom de ce blog tʼes fort toi hein ?!)

Bref,  jʼai un vrai boulot. Un boulot qui me fait vivre, manger, payer mon crédit immo,
et qui me permet dʼavoir une vie sociale.

Car la blogueuse nʼest pas toujours enfermée chez elle devant son mac ( les ordis cʼest hasbeen jʼte dis !)
Elle est aussi invitée à des événements, elle fait de lʼalcoolisme mondain,
et demande un cosmo comme Carrie Bradshaw (#idole), et enfin prend la pose pour apparaître
dans la rubrique mode du dernier ELLE.

Et puis il y nous, les meufs de provinces…
ben tu croyais quand même pas que le magazine ELLE allait venir me prendre en photos
à la sortie de Fika mon café préféré ?! (@fikapausenordic)

Il y a deux points de vue :

– Instagram : « je bosse dans le stylisme… » (là tu lèves les yeux au ciel c’est permis vas -y !)

VS

– Réalité : « je vends des tee-shirts rigolos et je conseille des ados pour une marque nationale »

Alors? ça fait rêver non?… (clin dʼoeil !)

En vrai, je viens de débuter dans le monde du blog.
En vrai, je nʼespère même pas en vivre un jour, je suis réaliste.
En vrai, je cherche à me reconvertir dans un autre vrai travail.

Pourquoi?! Tʼas déjà bossé un samedi de soldes avec des mères enragées qui font voler des fringues ?!
Cʼest juste horrible ! Les ados deviennent plus aimables que leur parents,
à croire quʼils se sont fait élevés par Patou le berger allemand de la maison…

Et ça cʼest lʼautre ado, car tu as aussi l’ado stagiaire qui cherche à ranger un tee-shirt rouge
dans un mural ocre et kaki, alors que tu lui as expliqué 4 fois quʼon rangeait par thème de couleurs…
(p**** jʼai vraiment zéro patience avec cette nouvelle génération !)

 

 

Et puis il y a ces clients… Ceux qui te laissent un dizaine dʼhabits dans la cabine façon
« il y a le feu ! vite on se casse » : Call-me la bonne !

Ceux qui tʼappellent au magasin et qui te demandent si tʼes ouvert alors que tu viens de décrocher :
Cʼest quoi que tʼas pas compris quand jʼai dit « magasin Tartampion Bonjour »

Ceux qui te demandent un remboursement dʼun bon de 10€ quʼils ont oublié de sortir 3 jours avant :
Ben tiens ! Oui bien sûr ! remboursons toute la ville !

Le client a beau kiffer le dicton «le client est roi», moi je dis faut pas pousser les gars !
Je te rassure ils ne sont pas tous comme ça quand même !

Mais à lʼheure où tout est à porté de main et dans la minute, où tu peux commander un four sur ton smartphone,
à manger ou même un mec…
À quel moment le client oublie de traiter un employé comme son égal ?
On a pas tous voulu faire vendeur par vocation, ni par dépit d’ailleurs.

Oui… jʼte vois venir toi avec ton BAC+5 qui gagne bien ta vie ( enfin tout est relatif  !)
Ce nʼest pas parce quʼon fait ce métier, que lʼon n’a pas fait dʼétudes,
et quʼon est des esclaves du coton MADE IN CHINA.

Les sous métiers nʼexistent pas, on est bien d’accord, et la réussite professionnelle ne se mesure pas
au boulot que lʼon a, ni à l’influence que l’on a aussi d’ailleurs, mais bien à sa façon de travailler
et celle quʼon a de rebondir en cas dʼéchec.

Car je fais partie de ses gens qui ont eu 1000 formations, 1000 boulots, et quʼils mʼont tous permis
dʼêtre ce que je suis aujourd’hui, et plus encore de vous parler de cette expérience ici
dans ce nouveau défis de « chronikeuse ».

Alors merci de plier soigneusement vos essayages, de dire Bonjour et Au revoir à la dame,
comme vous a appris votre maman, et dʼemprunter les issues de secours en cas de crash !
( gestes dʼhôtesse de lʼair )

Et merci à toi aussi quand même, de permettre aux petites blogueuses et chroniqueuses provinciales
comme moi dʼêtre lues et découvertes.

Je ne gagne certes, pas ma vie avec ça, mais si tu veux me faire plaisir et mʼoffrir quelques cadeaux sympas,
voici mon mail : leschronikdecaropik@gmail.com

Bisous !

Caro Pasdutoutreceveur

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