J'AI TESTÉ

J’ai testé: la coupe menstruelle !

Qui a dit que d’être une femme était simple?
Au delà de sa condition dans la conjoncture actuelle, du féminisme,
et des a prioris donnés par les hommes sur elle,
je me suis interrogée sur une chose pourtant assez bête :
Pourquoi ai-je tant de mal avec ma féminité?

Les rencontres de la vie sont parfois étonnantes et nous amène sur des chemins insoupçonnés…
C’est alors qu’au détour d’une banale conversation instagram avec cette incroyable femme,
je me retrouve embarquée dans une spiritualité nouvelle.
Face aux événements de ma vie (cf. chronik number one), j’en viens à tester des médecines alternatives,
douces et spirituelles, à bousculer mes idées reçues sur les choses palpables ou non,
et me poser les bonnes questions face à mon corps de femme.
Comment puis-je accueillir ce nouveau traitement pour cette future FIV de la meilleure des manières?
Comment me réconcilier avec ce corps et cette féminité qui me font tant galérer dans ce projet?

J’ai longtemps cru que la féminité se résumait à la maternité.
Dans ma tête, on était Femme quand on était Mère. C’était, dans ma tête, l’aboutissement d’un corps,
l’éclosion de ce bourgeon en pleine croissance dans chacune d’entre nous. Sauf que voilà,
ce n’est pas du tout le cas!

2018, l’année du changement? 
Peut être… En tout cas c’est l’année où j’ai lu mon premier livre,
en entier stp et de 225 pages! #exploit
Oui Madame, ceci est un véritable exploit pour moi, moi qui ne m’intéressais pas
à de jolis mots couchés sur de belles pages, un comble pour une nana qui a fait BAC L!
Je sens que tu veux savoir qu’elle est ce livre, que tu brûles d’impatience de connaître
qu’elle histoire m’a fait me questionner sur moi même…
Parce que ce n’est pas quel livre, mais quelle femme surtout?!

Odile CHABRILLAC: naturopathe, thérapeute psychanalytique, passionnée de bien-être et auteure de CE livre :

ÂME DE SORCIÈRES – éditions SOLAR –

Ce livre amène à interroger chaque femme sur son corps, sa féminité, sa sensualité,
à s’émanciper dans la solitude comme dans la sororité, à expérimenter une féminité libre,
puissante et bienveillante, mais aussi à tester sa spiritualité ou non d’ailleurs.

Elle m’ouvre alors les yeux sur un aspect de ma féminité
dont je ne m’étais pas aperçue jusqu’alors : mes règles.
Ces pertes taboues, que les hommes rejettent, que les ados détestent,
et que les mères en devenir n’espèrent plus voir.

Odile CHABRILLAC ne l’explique que trop bien lorsqu’elle dit que « les jeunes filles semblent
aujourd’hui correctement informées des transformations physiologiques qui les attendent […],
elles restent néanmoins toujours victimes d’un double discours qui cherche à les honorer
dans le fait d’être devenues une femme, tout en considérant ce sang comme un déchet. »

En effet, on diabolise dès l’adolescence ce sang en se cachant pour aller aux toilettes
changer nos protections. Les hommes (en général) émettent un regard de dégoût sur ce qui
n’est pas plus sale que le sang qui coule d’une pauvre blessure au doigt et pour laquelle
on les entend se plaindre pendant des heures.
Les femmes, elles, ruminent leurs maux (pour celles qui ont la chance d’échapper
à la terrible Endométriose) et tentent même parfois de contrer la nature en prenant
une pilule de plus, pour ne pas avoir leurs règles pendant les vacances, synonyme d’abstinence,
nous faisant passer pour celles qui ne font pas leur devoir conjugal ou qui n’en ont pas envie.

Mais à quel moment allons-nous arrêter de nous culpabiliser pour ce que la nature nous a donné?
Car si, comme l’explique Odile dans son livre, Eve est arrivée après Adam, car elle aurait été conçue
à partir de la côte de ce dernier, n’est ce pas là le signe qu’elle peut supporter bien d’avantage?

Ma mère m’a toujours dit « avoir ses règles est une signe de bonne santé »… Punaise elle avait raison!
Mais je ne n’avais, jusqu’alors, jamais vraiment compris cette phrase.
Et pour m’en rendre compte, quoi de mieux que d’étudier son cycle, de le comprendre, et surtout de le voir.

C’est à ce moment que j’ai décidé de tester la coupe menstruelle, après avoir téléchargé toutes sortes d’applis mobile pour comprendre mon cycle.

 

 

J’en avais vaguement entendu parler, ce n’était pas aussi répandue qu’aujourd’hui.
J’ai alors fait ma petite enquête et je me suis lancée dans l’achat de ma première coupe ou cup.
Parce qu’on s’imagine saigner comme un cochon chez le boucher proportionnellement à nos douleurs,
alors qu’il n’en est rien, il est très intéressant de visualiser ce que l’on perd en une seule journée.

Pour ma part, mesurant plus plus 1m70, de corpulence normale, et n’ayant eu aucun accouchement,
j’ai choisi la taille M. Ah bon il y a des tailles? Oui oui, je vous explique.

Commençons par le début, son aspect?

Elle est fabriquée en TPE (Thermoplastique Elastomère), un matériau utilisé dans le cadre médical,
et comme on s’adresse quand même à des femmes, il en existe dans pleins de couleurs: rouge, violette,
incolore, ou encore à paillettes comme la mienne. #fifille

Ensuite le toucher?

Mettre une cup n’est pas évident du premier coup, on se dit « ouïe ça va faire mal »,
Est ce que ça va rentrer? of course!

Le TPE est une matière souple, un peu comme du silicone, qui permet de se plier
de différentes façons afin de pouvoir la mettre.

Et après?

Ben rien! On peut vaquer à ses occupations sans avoir à aller au wc toutes les heures
et faire sa « brigade des tâches »!

Ce n’est qu’en fin de journée qu’on peut la retirer, la vider dans les toilettes, la rincer puis,
soit la remettre soit passer à une protection de nuit (ce qui est mon cas), et la ranger dans sa boîte
pour le lendemain.

Attention: il faudra la stériliser avant chaque utilisation, comprenez chaque cycle.
Pour ce faire, la plonger dans une une casserole d’eau bouillante pendant 3min.
J’y mets aussi la boîte perso, comme ça tout est fait.

La FAQ des CUP:

– Quelle taille?

Tout est expliqué sur CE SITE.
J’ai choisi la marque MeLuna (mais il en existe pleins d’autres) avec une boîte pour la ranger,
le sachet tissu n’étant à mon sens pas hygiénique.

Une cup est trop petite si: elle n’est pas étanche, elle glisse ou tourne à l’intérieur de votre vagin, elle est difficile à enlever (car placé trop haut dans le vagin).

Une cup est trop grande si: elle ne se déplie pas entièrement à l’intérieur du vagin, elle cause une gêne, voire des douleurs.

 

 

– Est ce ça fait mal, est ce que je la sens?

Tout est expliqué… Là!
Mais non, pas de douleurs ni de sensations de gêne du tout.

– Quel modèle?

Perso, avec le modèle en forme d’anneau. J’avais peur qu’avec le modèle tige, boule ou sans rien,
je n’arrive pas récupérer « le précieux ». On glisse donc son petit doigt à l’intérieur du petit anneau
et hop! ça vient tout seul.

Bien sûr, ne pas oublier de se laver les mains au savon avant hein?! Hygiène is your priority!

 

 

En bref!

La coupe menstruelle est une simplicité même d’utilisation.
Elle permet de se rendre compte de ce que son propre corps fabrique,
que c’est dans l’ordre de la nature.
Qu’avoir ses règles n’est ni honteux, ni sale, ni contraignant.
Au contraire, son utilisation m’a fait prendre conscience que je ne suis pas
tributaire de mes propres règles mais bien actrice de ma féminité.

Je ne vais pas vous cacher qu’Odile CHABRILLAC aussi m’a aidé à me rendre compte que je suis bien Femme.
Femme de mon temps mais aussi un peu d’avant, qu’il n’est pas nécessairement obligé d’être féministe
ou mère pour être ce que la mère nature nous a donné de plus précieux: d’être comme elle, une Femme.

#sororité #loveyourself #odileiloveyou #merci

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